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Le blog de Juninho

Retour sur Göteborg

28 Février 2013 , Rédigé par Cédric Junillon Publié dans #Racketlon, #Tourisme


Un tournoi de Racketlon, ça s'évalue toujours sur 3 niveaux : sportifs, humain et touristique.

Sportivement, ce n'était pas un grand cru pour moi, j'avais une méchante crève, mon adversaire glamour Gus Hansen était blessé et n'a pas pu participer et je m'en suis tiré avec 2 défaites et une victoire en jouant que des suédois (normal, tous les meilleurs scandinaves étaient là et trustaient le tableau A). Le suédois au Racketlon, c'est comme le bridé au ping-pong, on se souvient pas lequel est Anders et lequel est Sven, mais de l'autre côté du filet, c'est toujours un gros client. Faut dire que l'hiver, ils voient jamais le soleil et ça caille méchamment, alors s'enfermer dans un centre sportif, ça fait passer le temps, pas étonnant qu'on n'ait pas de marocain champion de racketlon.

Pour la petite histoire, la finale a vu s'opposer les deux derniers champions du monde, le suédois Adamsson (qui a repris le travail après un semestre sabbatique consacré à l'entrainement qui lui a permis d'être sacré en novembre dernier) s'imposant contre l'écossais Calum Reid (alias le Harry Potter roux dont on ne devinerait jamais que c'est un sportif d'élite).


Humainement, c'était sympa car je les aime bien les vikings. Ces tournois, c'est toujours un melting pot humain et ça nous rappelle comme l'Europe est riche de cultures et de caractères différents sur une si petite surface.

Et des sportifs non-professionnels, ce ne sont pas Federer et compagnie qui sont quasiment apatrides, ce sont des gens qui ont un travail et une vie normale dans leur coin de pays, sont bien ancrés dans leur culture et ça permet de voir que tous les stéréotypes ne sont pas faux (il n'y a pas de fumée sans feu).

Les scandinaves ne font généralement pas résonner tout le centre sportif quand ils ratent une balle facile mais ne sont pas non plus les rois pour mettre l'ambiance. À leur décharge, à 9€ la pinte, les après-tournois sont forcément plus tranquilles.

Les français et les anglais sont bien les seuls à être monoglottes mais seuls les premiers sont pointés du doigt.

Les italiens ont bien tendance à arriver beaucoup plus en retard à un match, et à porter des lunettes de soleil en intérieur (et une chemise ouverte qui montre les poils).

Les polonais sont plus enclins que les autres à amener des bouteilles de vodka dans leur sac de raquettes pour le moment regrettable où ils viendraient à être éliminés.


Touristiquement, et bien Göteborg (prononcez Yeu-Teu-Baurgue), c'est sympatoche. Pas mal de bâtiments étrangement construits sur la roche comme si on avait absolument voulu déposer une ville à cheval sur un canyon, quelques quartiers authentiques en bois, un fleuve qui permet de prendre un bateau pour rejoindre l'archipel d'îles environnante. J'aurais sûrement plus apprécié en été mais un ERASMUS là-bas, c'est une bonne alternative à conseiller à un étudiant qui n'aurait pas réussi à avoir Stockholm (le mythe de la plante suédoise peu farouche attire chaque année des wagons d'étudiants continentaux là-bas). Du peu que j'ai vu, en hiver ça bouge pas mal donc en été, les pieds dans l'eau, à manger des Krisprolls aux crevettes et à écouter des jeunes aux cheveux longs jouer du métal les pieds dans la boue, ça doit être le Nirvana.

Maintenant que j'ai à nouveau la pèche et plus de douleurs, retour à la case entrainement et rendez-vous dans 2 mois pour le tournoi de Prague !

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Le port industriel sur la Gota älv

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